5 pratiques à adopter sur le Web par les associations professionnelles
Le rôle premier d’une association professionnelle consiste à protéger les intérêts socio-professionnels de ses membres. Elle permet à des individus de mêmes professions ou de professions connexes d’un même domaine de se regrouper pour répondre à des besoins de réseautage, d’éducation continue, de recherche d’emploi, de discussions concernant certains aspects de la profession qu’ils exercent, etc. Les associations sont généralement constituées en organisations à but non lucratif dont la majeure partie du budget annuel est composé des frais d’adhésion défrayés par leurs membres. Et malheureusement pour plusieurs d’entre-elles, le membre est l’ingrédient essentiel qui devient de plus en plus difficile à recruter.
La situation s’explique en partie par le sous-financement du réseau d’éducation post-secondaire québécois qui amène certains milieux d’éducation à abandonner les activités de promotion des associations auprès des promotions finissantes. Un autre fait qui n’arrange en rien la situation est que les membres s’impliquent de moins en moins dans l’organisation et la gouvernance des activités de leur association et ce sont particulièrement les efforts de recrutement qui en souffrent le plus au bout du compte.
Les associations ont rapidement compris qu’une présence sur le Web est devenue primordiale pour recruter de nouveaux membres. L’erreur commise par une grande majorité a été de rendre accessible un contenu statique pourvues de belles images et attendre la manne de nouveaux membres! Non seulement le contenu statique ne permet pas une bonne indexation des sites dans les moteurs de recherche, il ne convaincra pas non plus le professionnel à débourser des frais pour adhérer à une association qui ne semble pas vivante. Voici cinq pratiques à adopter sur le Web par les associations professionnelles pour faciliter le recrutement de nouveaux membres:
1. Automatisation du processus d’adhésion;
Il ne suffit plus de fournir un formulaire d’adhésion PDF à imprimer, à remplir à la main et à envoyer par la poste. Les futurs membres qui sortent des cégeps et des universités veulent pouvoir remplir un formulaire en ligne, payer par carte de crédit et accéder en 10 secondes à la section des membres.En optant pour un tel processus, les associations peuvent également réaffecter les ressources humaines affectées à la gestion de l’adhésion à d’autres tâches.
2. Rendre accessible à tous les offres d’emploi;
Une personne sans emploi n’a habituellement pas besoin d’intégrer une association professionnelle. Sa recherche d’emploi pourrait l’amener dans un autre domaine et l’association perd ainsi un membre potentiel. Si le candidat augmente ses chances d’embauche en devenant membre de l’association comment le saura-t-il s’il n’a pas accès à l’offre d’emploi en question? De plus, l’employeur qui affiche une offre d’emploi sur le site d’une association sera généralement ouvert à défrayer les coûts d’adhésion d’un employé.
3. Dynamiser le contenu;
Une association qui dynamise le contenu dynamisera son image auprès des futurs membres. Ajouter des photos des 5 à 7, des vidéos des présentations lors des événements, une baladodiffusion mettant en vedette des membres actuels, etc.
4. Créer une communauté web;
Prévoir un espace de discussion entre les membres facilitera le réseautage, une des raisons clé qui attire l’adhésion à une association professionnelle. La création d’une communauté favorise aussi l’implication des individus dans l’organisation des activités et éventuellement dans sa gouvernance. Elle renforce également le sentiment d’appartenance au groupe.
5. Utiliser les réseaux sociaux.
LinkedIn, Facebook, Twitter, Youtube, etc. Accroître sa présence en favorisant une communication bidirectionnelle sur ces sites attire les visiteurs. Les réseaux sociaux favorisent l’utilisation des hyperliens. Les hyperliens sont le «google juice» qui optimise le référencement des sites sur les moteurs de recherche. Les associations pourront recruter de nouveaux membres, mais aussi de nouveaux conférenciers et diversifier l’offre en formation continue.
L’AIIM est un bel exemple à citer et à imiter. Son Président est très impliqué avec les membres du monde entier à travers le réseau social Information Zen et son blogue Digital Landfill.
Et vous, est-ce que votre association professionelle se distingue sur le Web?

Excellent billet Jonathan. Ton nouveau blogue m’impressionne! Je suis au conseil d’administration de l’AQIII (Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants). Nous avons mis en place toutes ces mesures. Il reste surement à les peaufiner et s’y attarder davantage. J’y crois beaucoup.
Merci pour ton commentaire. J’ai compris avec le temps qu’un bon blogue ne passait pas nécessairement par la quantité de billets mais bien par la qualité de ces derniers.
Ton commentaire me fait également penser que l’application de ces mesures ne crée pas le succès instantané. Il faut tout de même faire preuve de patience!