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WordPress appartient-il à Cyberpresse? 8

Le titre de ce billet est ironique (au cas où vous me preniez ma question au sérieux). C’est juste que je crois avoir une découverte qui soulève plusieurs questions sur la transparence de Cyberpresse quant à l’utilisation de certains logiciels sur leurs sites.

En consultant le blogue de Jozef Siroka, j’ai remarqué qu’il faisait allusion aux commentaires qui avaient été inaccessibles à cause d’un problème avec WordPress qui avait affecté tous les blogues de Cyberpresse. Ah bon! J’ignorais que leurs blogues fonctionnaient sous cette plateforme parce qu’on n’en fait aucune mention visible.. nulle part! Il faut peut-être se rappeler que WordPress est licensé selon la GNU General Public License. En résumé, GNU enregistre les droits d’auteur de WordPress et émet une licence permettant de distribuer, modifier et copier le logiciel en toute légalité.

Une chose me bogue royalement. Cette chose se retrouve dans les conditions d’utilisation de Cyberpresse. On y mentionne ceci:

Tous les logiciels intégrés dans le Site web et dans les Fonctionnalités ou qui s’y trouvent, y compris, notamment tout type de code machine, dont l’ensemble des fichiers et/ou images contenus ou générés par ces logiciels est protégé par le droit d’auteur et peut être protégé par d’autres droits. Tous ces logiciels appartiennent à Cyberpresse, à ses compagnies affiliées ou à ses concédants de licence.

Rassurez-moi, s.v.p., en me disant que je ne suis pas le seul à se poser des questions…

Mise-à-jour:
Le Grand dictionnaire terminologique définit le concédant de licence comme un «Titulaire d’un brevet ou d’une marque qui accorde une licence pour l’exploitation du brevet ou de la marque.»

Alors, tout semble ok juridiquement parlant, mais “Web deuxpointzéroment” parlant je trouve ça bien dommage que Cyberpresse ne rende pas à César ce qui appartient à César en n’en faisant aucune mention de WordPress!

Merci à François Gagnon (@FGagnon)de m’avoir éclairé sur ce sujet.

Mon premier TweetUp Québec 7

Attention. Ce billet contient du name dropping qui pourrait causer une forte dépendance à Twitter et/ou une forte propension à la collaboration, l’auteur préfère vous en avertir.

Lumière rouge, coin Octave et Boulevard Charest, Québec, Canada. Je suis à quelques minutes de rencontrer une belle bande de crinqués de Twitter. Mon rythme cardiaque s’accélère. J’ai soudainement chaud. J’enlève mon manteau d’hiver (oui je sais, c’est le 2 juin!). J’avance tranquillement sur Charest à la recherche d’un parcomètre libre. Je stationne ma voiture. Oups! Débarcadère oblige, je recule ma voiture d’un espace de stationnement. Double Oups! Parcomètre brisé oblige, je recule ma voiture d’un espace supplémentaire. Chaque opération fut soigneusement exécutée devant les regards amusés des fumeurs d’Ubisoft! Quand j’ai l’air niaiseux comme ça, ça n’augure généralement rien de bon pour la suite.. J’arrive finalement au 441 rue du Parvis et je m’avance dans la pénombre du Boudoir Lounge.

J’ai repéré rapidement la tête de @NicolasRoberge a qui l’on doit cette belle initiative à Québec. J’ai serré quelques mains avant d’entamer une conversation des plus intéressantes avec @UnChefalaMaison qui m’expliquait les joies d’être travailleur autonome et citoyen du Québec depuis plusieurs années (il est d’origine française). Puis, à ma gauche s’est pointé @guillaumeserale, le français chiant qui ne laisse pas de pourboire à la serveuse (sans rancune), qui a quand même fait preuve d’une grande perspicacité en remarquant ma corpulence qui laissait présager que j’avais trainé longtemps dans les Tim Hortons.

Après avoir fait connaissance avec @xavsworld et @shoesandbooks, @isatruc et sa bonne humeur se sont pointées le bout du nez. @isatruc ne le sait pas encore, mais c’est sa présentation et la discussion qu’elle a animé sur l’identité numérique au PodCamp Montréal en 2008 qui m’a convaincu de sortir de l’anonymat numérique. Ensuite, @SoniaSanfacon m’a entendu me présenter à @mcmichaud et @jeromequebec, ce qui a débouché sur un échange de mercis. Comme je participe cette année au Défi Têtes Rasées de Leucan, Sonia a tenu à m’encourager, ayant elle-même vécu le drame de voir sa fille atteinte d’un cancer. Bref, je la remerciais de m’avoir encouragé et elle me remerciait de participer au DTR. Tous les quatre avons ensuite discuté de Twitter, de coworking à Québec, de blogues et de TweetDeck jusqu’à mon départ. Une dernière poignée de main à @NicolasRoberge et à @The_Couchsurfer avant de prendre le chemin du boulot.

Je peux vous assurer que ce premier TweetUp ne sera pas mon dernier et je remercie tous ceux qui ont contribué à sa réussite. J’ai déjà hâte à la prochaine édition qui pave la voie à de nouvelles rencontres plus intéressantes les unes que les autres!

5 pratiques à adopter sur le Web par les associations professionnelles 2

Meeting

Le rôle premier d’une association professionnelle consiste à protéger les intérêts socio-professionnels de ses membres. Elle permet à des individus de mêmes professions ou de professions connexes d’un même domaine de se regrouper pour répondre à des besoins de réseautage, d’éducation continue, de recherche d’emploi, de discussions concernant certains aspects de la profession qu’ils exercent, etc. Les associations sont généralement constituées en organisations à but non lucratif dont la majeure partie du budget annuel est composé des frais d’adhésion défrayés par leurs membres. Et malheureusement pour plusieurs d’entre-elles, le membre est l’ingrédient essentiel qui devient de plus en plus difficile à recruter.

La situation s’explique en partie par le sous-financement du réseau d’éducation post-secondaire québécois qui amène certains milieux d’éducation à abandonner les activités de promotion des associations auprès des promotions finissantes. Un autre fait qui n’arrange en rien la situation est que les membres s’impliquent de moins en moins dans l’organisation et la gouvernance des activités de leur association et ce sont particulièrement les efforts de recrutement qui en souffrent le plus au bout du compte.

Les associations ont rapidement compris qu’une présence sur le Web est devenue primordiale pour recruter de nouveaux membres. L’erreur commise par une grande majorité a été de rendre accessible un contenu statique pourvues de belles images et attendre la manne de nouveaux membres! Non seulement le contenu statique ne permet pas une bonne indexation des sites dans les moteurs de recherche, il ne convaincra pas non plus le professionnel à débourser des frais pour adhérer à une association qui ne semble pas vivante. Voici cinq pratiques à adopter sur le Web par les associations professionnelles pour faciliter le recrutement de nouveaux membres:

1. Automatisation du processus d’adhésion;

Il ne suffit plus de fournir un formulaire d’adhésion PDF à imprimer, à remplir à la main et à envoyer par la poste. Les futurs membres qui sortent des cégeps et des universités veulent pouvoir remplir un formulaire en ligne, payer par carte de crédit et accéder en 10 secondes à la section des membres.En optant pour un tel processus, les associations peuvent également réaffecter les ressources humaines affectées à la gestion de l’adhésion à d’autres tâches.

2. Rendre accessible à tous les offres d’emploi;

Une personne sans emploi n’a habituellement pas besoin d’intégrer une association professionnelle. Sa recherche d’emploi pourrait l’amener dans un autre domaine et l’association perd ainsi un membre potentiel. Si le candidat augmente ses chances d’embauche en devenant membre de l’association comment le saura-t-il s’il n’a pas accès à l’offre d’emploi en question? De plus, l’employeur qui affiche une offre d’emploi sur le site d’une association sera généralement ouvert à défrayer les coûts d’adhésion d’un employé.

3. Dynamiser le contenu;

Une association qui dynamise le contenu dynamisera son image auprès des futurs membres. Ajouter des photos des 5 à 7, des vidéos des présentations lors des événements, une baladodiffusion mettant en vedette des membres actuels, etc.

4. Créer une communauté web;

Prévoir un espace de discussion entre les membres facilitera le réseautage, une des raisons clé qui attire l’adhésion à une association professionnelle. La création d’une communauté favorise aussi l’implication des individus dans l’organisation des activités et éventuellement dans sa gouvernance. Elle renforce également le sentiment d’appartenance au groupe.

5. Utiliser les réseaux sociaux.

LinkedIn, Facebook, Twitter, Youtube, etc. Accroître sa présence en favorisant une communication bidirectionnelle sur ces sites attire les visiteurs. Les réseaux sociaux favorisent l’utilisation des hyperliens. Les hyperliens sont le «google juice» qui optimise le référencement des sites sur les moteurs de recherche. Les associations pourront recruter de nouveaux membres, mais aussi de nouveaux conférenciers et diversifier l’offre en formation continue.

L’AIIM est un bel exemple à citer et à imiter. Son Président est très impliqué avec les membres du monde entier à travers le réseau social Information Zen et son blogue Digital Landfill.

Et vous, est-ce que votre association professionelle se distingue sur le Web?